00 — Les Fraises Électriques — Ma blonde (Live version-2026) On ouvre les hostilités avec Les Fraises Électriques en conditions live, là où le groupe peut laisser traîner les guitares, cogner un peu plus fort et oublier toute notion de propreté. Ma blonde a ce parfum de rock joué sans filet, avec juste ce qu’il faut de désordre pour rappeler qu’un bon morceau n’a pas toujours besoin d’être parfait avant de sortir.
01 — Les Mercuriales — L’autre Nuit (2026) Une chanson qui semble avancer après minuit, dans des rues presque vides, entre guitares troubles et mélancolie électrique. Les Mercuriales cultivent une élégance légèrement décatie qui va plutôt bien à cette Autre Nuit. Du rock nocturne à écouter quand tout le monde est couché.
02 — The Water Gun Project — Danse Ta Chorée (2026) Un titre qui n’a manifestement aucune intention de rester assis. Ça gigote, ça rebondit et ça transforme rapidement le salon en piste de danse improvisée. The Water Gun Project réussit surtout à donner à son morceau cette qualité essentielle : l’envie immédiate de monter le volume.
03 — SHEtAN — Venus in Furs (2026) VO : The Velvet Undergound (1967). Reprendre Venus in Furs, c’est s’attaquer à un monument suffisamment étrange pour qu’il soit dangereux d’essayer de le rendre sage.
04 — Yalisco — Orange Orange (2026) Le genre de chanson dont le titre suffit déjà à installer quelques couleurs derrière les paupières. Yalisco navigue dans une pop légèrement psychédélique (avec influence Velvet) où tout semble flotter quelques centimètres au-dessus du sol. Acidulé sans devenir indigeste.
05 — Annie Taylor — Something Ain’t Right (2026) Quelque chose ne tourne effectivement pas rond, et c’est précisément ce qui rend le morceau intéressant. Guitares tendues, énergie contenue et cette impression permanente qu’une explosion pourrait survenir au prochain refrain. Les Suisses savent parfaitement transformer l’inquiétude en carburant rock.
06 — Sosyete — Bilmece (2026) Un morceau orientaliste étrange et magnétique, construit davantage autour d’une atmosphère que d’une démonstration. Bilmece avance en zigzag, cultive le mystère et refuse gentiment d’expliquer où il veut nous emmener. C’est généralement bon signe.
07 — The Masonics — Forty Days (To Come Back Home) The Masonics continuent de faire comme si les cinquante dernières années n’avaient jamais réussi à tuer le garage rock. Guitares sèches, batterie directe et mélodie suffisamment accrocheuse pour rester coincée dans la tête : pas besoin de davantage. VO : Chuck Berry (1958)
08 — The Get Alongs — Come On (2026) Deux mots suffisent parfois à faire démarrer un morceau. Ce titre possède cette urgence primitive du rock’n’roll brut.
09 — The Screamin’ Kick — On va tous crever (2026) Voilà au moins un groupe qui ne promet pas des lendemains qui chantent. Le programme est résumé dans le titre, mais quitte à finir dans le décor, autant le faire avec des guitares saturées. Un morceau joyeusement catastrophiste, quelque part entre nihilisme, humour noir et envie furieuse de pogoter avant l’apocalypse.
10 — Coup Dur — Tu Dis Des Choses (2026) Du rock français teinté de yéyé qui sait qu’une bonne phrase peut parfois faire autant de dégâts qu’un gros riff. Tu Dis Des Choses possède une désinvolture réjouissante.
11 — Olivier Lorquin — Si seulement (2026) Changement d’éclairage. Avec Si seulement, Olivier Lorquin ralentit le rythme et laisse davantage de place aux mots et aux regrets. Une chanson qui avance sans effets inutiles, portée par cette mélancolie familière que l’on retrouve dans les meilleurs morceaux de chanson rock. VOF : Les Chaussettes Noires (1961). VO : "Dirty Dirty feeling" Elvis Presley (1960)
12 — Société Étrange — Coquet (2026) Le nom du groupe annonçait déjà qu’on n’allait probablement pas tomber sur du rock FM. Coquet confirme la chose avec une musique oblique, répétitive et hypnotique, quelque part entre post-punk, transe et expérimentation. Une étrangeté qui porte décidément bien son nom.
13 — The Hiveminds — Sonic Shack (2026) Bienvenue dans la cabane sonique. Les Norvégiens fabriquent un garage rock sans décoration inutile : quelques accords, beaucoup d’électricité et l’affaire est réglée.
14 — Iceage — The Weak (2026) Ils n'ont jamais vraiment été le genre de groupe à mettre de la musique pour détendre l’atmosphère. The Weak poursuit cette tradition : tension permanente, noirceur élégante et impression que tout pourrait s’effondrer d’une seconde à l’autre. Magnifiquement inconfortable.
15 — 49 Winchester — Changes (2026) Un peu d’air américain après toute cette électricité européenne. 49 Winchester déroule un rock roots ample et chaleureux où country, americana et guitares électriques se croisent sans jamais se marcher dessus. VO : Black Sabbath (1972)
16 — Adam Green — Popcorn Town (2026) Et pour terminer, Adam Green débarque avec son éternel air de raconter une histoire parfaitement normale alors que rien ne l’est vraiment. Popcorn Town possède ce mélange reconnaissable de pop bricolée, d’humour absurde et de mélodies faussement naïves. Une excellente manière de refermer la compilation : légèrement de travers, comme il se doit.
Bonne écoute et A+

belle pochette aussi, découvertes sous tous les angles, merci.
RépondreSupprimerMerci ! Ravi que la pochette te plaise. C’est toujours un plaisir de partager toutes ces découvertes musicales.
SupprimerLes compils du 666, une perfusion de bonheur rock, servir glacé, c frais & essentiel.
RépondreSupprimerMerci pour cette nouvelle salve de glaçons, cher ymer.
Joie
Lbz
SupprimerMerci à toi pour ce commentaire qui fait chaud au cœur ! Ravi que cette nouvelle salve de glaçons rock te rafraîchisse les oreilles. À consommer sans modération !
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